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C’est fini, tout commence!

Voilà, c’est fini. Et tout va pouvoir commencer. Les étudiants de l’ISTOM ont mis un point final à leurs enquêtes et cette première mission de terrain de l’équipe Kibili en Guinée est terminée.

Trois mois de présence continue entre Conakry et Kindia pour un bilan plus que positif.
Grâce au travail effectué, nous sommes maintenant en possession de toutes les données agraires, sociales et commerciales de la zone, ce qui était nécessaire pour établir le business model définitif du projet et commencer une nouvelle levée de fonds.
On est surtout rentrés avec des échantillons d’huile extraits sur place. Nos essais ont permis de tester les différentes méthodes d’extraction dans les conditions guinéennes.
On a aussi plein de photos, de vidéos et de nouvelles idées pour la communication. On vous réserve des surprises pour la rentrée.

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Alors, quel programme pour Kibili maintenant ?

-D’abord, il va falloir analyser toutes les données récoltées pour nous assurer de faire les bons choix, afin que le projet soit viable, et qu’il ait un impact positif pour tous les acteurs de la filière.
– Une étude de marché sur l’huile d’avocat en Europe sera menée dès septembre par une équipe de 4 étudiants en Master de commerce alimentaire international.
– Clea les accompagnera fin septembre à Turin pour présenter le Projet Kibili lors du Forum « Origine, Diversité et Territoires » qui se tiendra pendant le salon du goût de Turin.
-Les données des études agraires, de filières et de marché vont permettre de réaliser le business model du projet qui sera présenté aux potentiels partenaires financiers et industriels que nous allons démarcher.

On vous tiendra très vite au courant de nos avancées, et on vous donne rendez-vous en septembre pour vous présenter les nouvelles vidéos du projet.

L’équipe Kibili

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https://vimeo.com/179078951

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En juillet, Bastian s’est retrouvé seul dans notre QG de Kindia pour coordonner le début de la fin de l’étude agraire. Sentiment d’isolement? Un peu. Plaisir de retrouver un semblant d’intimité à l’européenne ? Pas plus que ça finalement.

Alors que les étudiants de l’ISTOM poursuivaient leurs enquêtes dans les montagnes jusque fin juillet, ces instants en solitaire ont surtout été pour lui l’occasion de faire le point sur notre ressenti de ces dernières semaines écoulées à toute vitesse entre plaine et montagnes, réunions et retrouvailles, coupures de courant et pluies tropicales.

Il nous livre ses impressions, en vrac et sans logique chronologique :

La Guinée, c’est dire Bonsoir la journée, et Bonjour le soir.

La Guinée, c’est savoir se faire passer pour un ami du colonel pour éviter l’amende,
mais se voir facturer des pseudo frais de justice par son subalterne pour une affaire où nous étions en tous points innocents.

La Guinée, c’est s’entendre dire « Foté, Foté ! Jette l’argent ! » à chaque descente des montagnes, en rire mais ne jamais réussir à vraiment s’y habituer.

La Guinée, c’est promettre qu’on arrive, qu’on arrive, alors qu’on passe le portail de sa maison.

La Guinée, c’est le progrès paraît-il : ne plus avoir d’eau et d’électricité à la maison, mais avoir accès à Internet. Et dans la même veine, ne pas avoir de route finie entre Kindia et Conakry, mais vouloir mettre tout le pays à la fibre optique d’ici 2020.

La Guinée, c’est aussi la saison des pluies : devoir tout arrêter en 30 secondes et pendant 30 minutes parce qu’on n’a pas eu le temps de voir arriver la tempête.

La Guinée, c’est comprendre qu’ici le palu, c’est comme la grippe, mais qu’on est les seuls à le choper.

La Guinée, c’est un petit réseau hyper accueillant d’expatriés aussi, qui a des allures de franc-maçonnerie parfois, tellement il semble facile à activer.

La Guinée, c’est être chez eux, mais se sentir chez soi.

La Guinée, c’est un peu tout ça, mais bien plus encore.

La Guinée, il faut la vivre pour la comprendre.

Nous, on pense l’avoir un peu mieux comprise durant ces deux mois. Ce qui est certain, c’est que rendez-vous est pris pour 2017… Rendez-vous en terrain connu.