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Conakry

Nids de poules et poulets suicidaires.
On a eu envie de se frotter à la folle activité de la CAPITALE.

Après la tranquillité de la vie provinciale de Kindia, après les panoramas subjuguant et subjugués qui se conjuguent dans les montagnes de Kibili, on a eu envie de se frotter à la folle activité de la CAPITALE Conakry.
Alors on a pris des rendez-vous, un chauffeur et calé le planning sur l’arrivée de Sébastien, venu en renfort pour effectuer des essais d’extraction d’huile.
Après 3h de route tout en évitement de nids de poule et de poulets suicidaires, nous arrivons à Conakry, enfin plutôt dans les faubourgs de Conakry, là où débutent les embouteillages pour accéder à l’extrémité de la longue bande de sable sur laquelle la ville a été bâtie. Nous arrivons enfin dans le quartier du port, qui est aussi celui des administrations, où un programme chargé nous attend. Nous débutons avec l’APIP, où l’on nous renseigne sur les modalités guinéennes relatives à la création et à l’enregistrement de sociétés et de coopératives. Puis direction le Ministère de l’aménagement du territoire et de la décentralisation pour préparer l’agrément de l’antenne guinéenne de l’ONG Enfants des collines. Nous passons ensuite au Ministère de la pêche pour rencontrer le directeur national chargé de la pisciculture, ancien collaborateur et toujours ami de Romain, qui nous renseigne et nous conseille sur les Ministres à contacter pour trouver les soutiens politiques et administratifs nécessaires à la bonne implantation du projet en Guinée.
Nous nous rendons enfin au siège de la FAO, là où Clea a effectué une partie de sa mission il y a trois ans. C’est l’occasion de retrouvailles chaleureuses, de constater tout l’intérêt de ce bureau onusien pour notre projet, et de commencer à réfléchir aux différents moyens de collaborer avec la FAO, au niveau national comme international. 
Après cet enchaînement frénétique de rendez-vous, on est accueillis comme des rois dans une maison au bord de mer. On pique une tête dans la piscine avant d’aller se délecter dans un restaurant français de mets et produits introuvables à Kindia… Le petit déj’ viennoiseries du lendemain matin sera aussi un moment de douceur avant de reprendre la route et d’aller chercher Sébastien à l’aéroport. Renfort de poids pour l’équipe Kibili, cet ingénieur mécanique qui a travaillé pendant 4 ans pour un grand groupe agro-alimentaire sera chargé de lancer les essais d’extraction d’huile au centre de recherche de Kindia… Après son séjour d’une semaine, il passera le témoin à l’équipe guinéenne qui continuera les essais. 
Nous repartons donc vers Kindia. Si l’aller avait pris 3h30, il nous en faut plus de 8 pour rentrer. En cause, des plaquettes de freins récalcitrantes et une gendarmerie mobile guinéenne qui n’a rien à envier à ses semblables européennes.
La fin du séjour approche déjà à grands pas pour Clea et Alex, alors on se remet au boulot et on vous donne des nouvelles très vite pour vous raconter comment s’est passée la première partie de l’étude agraire dans les montagnes…
On vous embrasse fort.

L’équipe Kibili